Category: Livres,Romans et littérature,Autres littératures étrangères
Henri d'Ofterdingen Details
Roman inachevé d'un poète mort à l'âge de vingt-neuf ans, Henri d'Ofterdingen raconte les voyages d'un légendaire ménestrel qui parvient, après la disparition de celle qu'il aime, à dépasser le désespoir grâce à la poésie. Sur fond de Moyen ?ge mythique et merveilleux, Novalis décrit les étapes qui conduisent à cet idéalisme dont il a fait sa philosophie. Traité d'éducation poétique et texte phare de la génération romantique, cette ?uvre publiée de façon posthume en 1802 tient autant du conte de fées que du poème célébrant l'harmonie de l'homme avec le monde. De ces pages inspirées par la quête d'un nouvel âge d'or se dégage «une espérance fraîche et baptismale, pleine de matin, et pourtant vieille comme le monde» (Julien Gracq).

Reviews
Ce livre fait partie de l'âme allemande et de patrimoine littéraire d'outre-Rhin. On ne doit pas s'en étonner pour les thématiques récurrentes qu'il véhicule : culte de l'absolu, des grands sentiments, de la maîtrise de l'au-delà, du voyage. Novalis avait pour ambition de faire un livre pouvant recueillir tous les autres livres et il faut bien avouer que la construction est surprenante. Les pages mêlent poésie, textes philosophiques, récits de voyages, contes merveilleux. Il me semble que c'est Alberto Manguel qui disait que ce livre était le dernier "lu" par Jorge Luis Borges. On ne doit pas s'en étonner tant les thématiques d'Henri d'Ofterdinguen pouvaient s'accorder avec celles de l'écrivain argentin : mythe des miroirs, des autres mondes, des labyrinthes, des rêves à l'intérieur des rêves, du sentiment d'aller conquérir "l'inaccessible étoile", en l'occurrence "la fleur bleue".Ce livre est paru au tout début du XIXème siècle, à l'aube de l'ère romantique et sans nul doute les grands auteurs de cette période y ont vus comme le manifeste d'une vie rêvée. Le lecteur contemporain sera sans doute d'un avis différent, ne serait-ce que du strict point de vue du style littéraire. La forme d'écriture est bien le reflet de son époque et on doit faire l'effort d'entrer dans la "forma mentis" de Novalis. L'auteur lui-même reconnaissait avec son éditeur que certaines formules étaient lourdes et inconsistantes.Heureusement qu'il y a la très bonne préface de Laurent Ferrec pour expliquer aux lecteurs contemporains les tenants et aboutissements de ce livre.Notons également la belle mise en page faite par l'imprimerie nationale, avec une belle police "Garamond" qui rappellera des souvenirs aux lecteurs de la Pléiade.


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